TRISTE INVENTAIRE…
Approchez, approchez mesdames et messieurs, vous ne serez pas déçus on a rarement été aussi bien approvisionnés que ces temps-ci :
Aujourd’hui, nous avons un crime par arme blanche sur une vieille dame qui ne demandait rien à personne, un tabassage de prof dans un lycée et un refus d’obtempérer qui fait un mort. Voyons encore ! A ma droite un train qui déraille, ah zut que de blessés ; Hier nous avions aussi un féminicide, un inceste par un grand-père de 86 ans et un viol collectif. Pas banal, ça. Nous avons encore quelques produits dérivés : des politiciens véreux qui échappent à la prison ; la dette de la France à plusieurs milliards, ça vous inspire ? Des conduites en état d’ivresse et sous stupéfiants.
Fouillez, fouillez dans le tas, vous trouverez des nourrissons maltraités en crèche, A l’ opposé vous avez des révélations sur les conditions de vie dans les EPHAD – pas jojo –
Vous cherchez quoi ? Ah oui, des crues, des tornades, des éboulements avec des dégâts impressionnants, les photos vous plairont, vous verrez.
Des licenciements, on n’est jamais à court, des gens qui se retrouvent sans travail avec une famille à nourrir ça plaît toujours ; Si vous êtes SDF vous couchez sous les ponts, si vous êtes violeur OQTP quand vous sortez de prison on vous paye une chambre d’hôtel…Ça vous inspire ?
Il nous reste quoi encore : un incendie criminel, ça peut encore séduire, un cambriolage qui tourne mal, des escroqueries mais c’est presque du petit joueur.
Aujourd’hui, le viol, la brutalité, les insultes, le meurtre, la sauvagerie sont passés au rang de normes, de réactions légales, des usages dont on peut user comme un »bonjour » « bonsoir » ou « excusez-moi » d’autrefois.
Et puis, il y a les monstruosités qu’on ne peut même pas mentionner, les prénoms que l’on ne parvient à énoncer parce que les mots fuient horrifiés et honteux de devoir formuler ce qui ne devrait jamais avoir existé…
Une réponse
Homo, homini lupus, adage romain qui a traversé les temps en se renforçant de civilisation en civilisation pour donner aux faits divers une odeur nauséabonde. Pardon, me suis trompé, j’aurais dû écrire de civilisation en désocialisation. Que de boulot pour remettre le train sur les rails, pour faire simplement en sorte que l’autre ne soit pas systématiquement un ennemi. Tout un programme, n’est-ce pas?